Hausse impressionnante des demandes de médiation bancaire en 2023 : la cybercriminalité en ligne est-elle la cause ?

En 2023, l’univers bancaire a connu une augmentation alarmante des litiges.
Hausse impressionnante des demandes de médiation bancaire en 2023 : la cybercriminalité en ligne est-elle la cause ?
Hausse impressionnante des demandes de médiation bancaire en 2023 : la cybercriminalité en ligne est-elle la cause ?

Un boom des demandes de médiation bancaire en 2023

Ces différends étaient principalement concentrés sur les transactions de paiement en ligne et des escroqueries de toutes sortes. Avec une augmentation de plus de 23 % par rapport à l’année précédente, les demandes de médiation bancaire ont littéralement explosé.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette hausse spectaculaire. Parmi eux, on peut citer une augmentation des fraudes en ligne, le respect rigoureux par les banques du délai de deux mois après le dépôt d’une plainte, ainsi que l’arrivée de nouveaux membres de la Fédération bancaire française (FBF). Au total, plus de 20 000 requêtes ont été enregistrées, avec 38 % d’entre elles jugées recevables, soit un total de 7 734 dossiers.

Zoom sur les litiges bancaires

Comme en 2022, la majorité des litiges concernaient les fraudes et les escroqueries liées aux moyens de paiement, avec 5 656 dossiers sur les 7 734 jugés recevables. Les différends liés à la gestion des comptes bancaires et des crédits ont également été nombreux, avec respectivement 771 et 403 dossiers. En 2023, 5 452 litiges ont été résolus, dont 3 144 en faveur du consommateur.

Il est à noter que les enjeux financiers étaient plus élevés que l’année précédente. Sur les 7 734 dossiers recevables, le préjudice financier était supérieur à 5 000 € dans un quart des cas. De quoi faire réfléchir sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité et de protection des consommateurs.

Les fraudes en ligne dominent les litiges

L’année 2023 a été marquée par une « explosion » des fraudes aux paiements en ligne. Elles représentent désormais 80 % des dossiers, contre 50 % en 2018. Face à cette situation, les banques sont invitées à renforcer leurs mesures de sécurité, notamment en matière de détection des fraudes et de blocage des transactions suspectes.

Il est espéré que les mesures recommandées en mai 2023 par l’Observatoire de la sécurité des paiements (OSMP) permettront de réduire rapidement le nombre de dépôts de dossiers. En effet, les banques sont encouragées à traiter les dossiers les plus simples à leur niveau, ce qui pourrait aider à décongestionner le système de médiation.

En 2023, voici la répartition des dossiers par tranche de préjudice :

  • 925 dossiers présentent un préjudice inférieur à 500 €,
  • 955 dossiers pour un préjudice estimé entre 500 et 1 000 €,
  • 2 687 dossiers présentent un préjudice estimé entre 1 000 et 5 000 €,
  • 913 dossiers présentent un préjudice estimé entre 5 000 et 10 000 €,
  • Enfin, pour 962 dossiers, le préjudice estimé est supérieur à 10 000 €.

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